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Algérie : Le journaliste du quotidien El Watan menacé par des individus armés raconte les faits

Un journaliste du quotidien francophone El Watan, aurait été menacé sa famille et lui par des individus armés.

Aujourd’hui il revient sur l’affaire et raconte exactementce qui s’est passé :

« Mon frère a été braqué à l’arme, la nuit du vendredi (17/11/2017), par des individus non identifiés. Ces derniers, qui me cherchaient visiblement, et qui ont l’air très très professionnels, l’ont conduit, dans sa voiture, l’arme pointé sur sa tête, dans un endroit isolé. «Vous êtes un Abane, le frère du journaliste Meziane Abane», ont-ils cherché à savoir. Mon frère a répondu par un « non » : « je ne suis pas un Abane et je n’ai aucun frère journaliste ». L’un d’eux l’a giflé avant de lui demander ses papiers. «Voila, vous êtes bien le frère du journaliste» ont-ils ajouté. «Si vous le cherchez lui, pourquoi venir me voir moi», a répondu mon frère. «Wash dakhlek», ont-il rétorqué. Ces individus l’ont interrogé, par la suite, sur ma famille, ont pris son numéro et lui ont signifié que «ça ne sert à rien de déposer plainte». Cette histoire a eu lieu près de mon village, dans la commune d’Ahnif, daïra de M’cheddalah, dans la wilaya de Bouira. Je considère cet acte lâche comme une menace réelle contre ma personne et une tentative, de ces derniers et de ceux qui les ont envoyé, d’étouffer ma voix. Fini les interpellations comme j’ai l’habitude de subir. Maintenant, c’est place aux menaces des armes. Si les commanditaires n’ont pas été identifiés, les méthodes, elles, sont connues. Et moi qui pensais, qu’elles étaient révolues. «Ils» savent qu’ils n’ont rien à me reprocher. Ils ont déjà tenté le coup mais ils n’ont pas réussi. La preuve, c’est qu’ils n’ont rien trouvé d’autre que de s’en prendre à mes proches. Arriver au point d’utiliser les armes en s’attaquant au point faible de tous, la famille, est d’une gravité sans précédent dans l’Algérie de 2017. C’est un acte lâche, car je suis seul responsable de mes actes, de mes écrits et de mes positions.

Pour toutes ces raisons, je tiens pour responsables, la présidence de la république, à sa tête le président de la république et son frère conseiller, le chef des armés, le patron des services secrets, ceux de la gendarmerie et la police nationales, sur tout malheur qui peut arriver à moi ou à ma famille. Je n’accuse personne pour le moment, mais ces derniers sont responsables de ma sécurité et de celle de ma famille. S’il arrive un malheur à moi ou à ma famille, ce sont eux les responsables ».

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